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Logement familial : quelles options possibles après un divorce ?

Logement familial : quelles options possibles après un divorce ?

Publié le : 02/02/2026 02 février févr. 02 2026

Le divorce entraîne de nombreuses conséquences, tant sur le plan personnel que juridique et patrimonial. Parmi les questions les plus sensibles figure celle du logement familial, lieu chargé d’enjeux affectifs, mais aussi financiers. Que devient-il après la séparation ? Qui peut y rester ? Faut-il le vendre, le partager ou envisager d’autres solutions ?

Selon la situation des époux, leur régime matrimonial et la présence d’enfants, plusieurs options s’offrent aux ex-conjoints. Comprendre ces possibilités est essentiel afin de prendre une décision éclairée, de préserver les intérêts de chacun et, le cas échéant, d’assurer la stabilité des enfants.
 

La vente du logement familial


La vente du logement familial est la solution le plus souvent envisagée par les couples en instance de divorce. Elle nécessite toutefois un minimum d’entente entre les futurs ex-époux. En effet, la vente du bien suppose un accord sur plusieurs éléments, notamment :
 
  • La mise à prix du bien ;
 
  • Le choix de recourir ou non à une agence immobilière ;
 
  • L’acceptation des différentes offres.

Les ex-époux devront donc se concerter afin de fixer un prix de vente. En cas de désaccord, il est possible de solliciter une expertise afin de déterminer la valeur du bien.

Il convient d’être particulièrement vigilant : les époux ne peuvent jamais vendre seuls le logement familial. L’article 215 du Code civil permet à l’époux qui n’a pas été informé de la vente d’intenter une action en nullité. Cette action peut être exercée dans un délai d’un an à compter de la découverte de la vente.

Cette protection s’applique indépendamment du régime matrimonial des époux.
 

La conservation du logement par l’un des époux


Dans de nombreuses situations, la conservation du logement familial peut présenter un intérêt pour l’un des époux, notamment en raison de la proximité du lieu de travail ou de l’école des enfants. Il est donc possible pour l’un des époux de conserver le logement familial.

Cette conservation est toutefois subordonnée au versement d’une soulte à l’ex-conjoint. La soulte est calculée en fonction de la valeur du bien et des droits détenus par chacun des époux.

À titre d’exemple, en cas de financement égalitaire du bien, l’époux conservant le logement devra verser à l’autre l’équivalent de la moitié de la valeur du bien.
 

Le maintien en indivision


Enfin, une dernière option s’offre aux anciens époux : le maintien en indivision. Souvent source de conflits et de litiges, ce régime peut néanmoins s’avérer efficace lorsque l’entente entre les ex-conjoints est bonne.

L’indivision confère à chacun des anciens époux des droits à hauteur d’une quote-part déterminée en fonction de leur contribution à l’acquisition du bien. Les décisions relatives au bien doivent être prises conjointement.

L’entretien, la mise en location ou encore la vente future du logement sont autant de décisions qui devront être prises collectivement. Les ex-époux peuvent toutefois aménager les règles légales de l’indivision par la rédaction d’une convention d’indivision.

Ce document, assimilable à un contrat, permet d’organiser la gestion du bien de manière plus souple. Néanmoins, cette solution suppose une relation apaisée entre les anciens conjoints.

À défaut, le maintien en indivision s’avère rarement viable sur le long terme et il sera préférable d’envisager une vente ou un rachat du bien avec versement d’une soulte.

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